Lorette Goosse


« C’est pour moi toujours très émouvant lorsqu’un texte s’en va et croise
le désir de quelqu’un d’autre. Soudain, les mots du livres s’échappent,
trouvent refuge ailleurs, se donnent à entendre différemment. Ils
s’enrichissent du talent de l’autre. C’est une nouvelle fois la chance qui
arrive à La Liste de mes envies, celle d’être transfigurée.
Lorsque Lorette Goosse est venue me voir, je savais qu’elle était Jocelyne.
Elle était à la fois la mienne, mais aussi la sienne.
Elle allait éclairer, révéler celle que j’avais écrite sous la lumière de la
comédie, de la facétie et, au fond, de l’immense tendresse des femmes.
Lorette s’est longtemps battue pour que cette pièce existe, elle y a cru dès
le premier jour, elle est restée fidèle à elle-même, jusqu’à aujourd’hui.
Quand je vous disais qu’elle était Jocelyne. »
Grégoire Delacourt, Paris, le 28 novembre 2016.